Testé : la Porsche Boxster S 981

Testé : la Porsche Boxster S 981

De nos jours, tout le monde peut se permettre d’acquérir une Porsche : les anciennes générations de la Boxster valent entre 10.000 et 40.000 euros. Le modèle d’entrée de gamme avait fait son apparition en 1996 en tant que successeur moderne de la Porsche 550. Le principe de base est resté le même : un moteur central, de la puissance et une propulsion. La nouvelle génération de la Boxster a été présentée cette année et nous avons récemment eu l’occasion de nous asseoir au volant de cette voiture de sport ; nous l’avons même conduite en compagnie de la nouvelle Porsche 991 Carrera S. La question à laquelle nous voulions donner une réponse était : « La Boxster S avec boîte PDK est-elle une bonne voiture ? » Notre conclusion va vous étonner.

Plus musclée que jamais
Pour Porsche, l’objectif de cette Boxster est de commercialiser une voiture pas trop coûteuse qui soit un compromis entre des performances sportives, de l'utilité et de l’exclusivité. Cela fait des années que cette formule fonctionne à merveille. Alors qu’elle avait plutôt l’air féminine au départ, elle s’est développée en un objet davantage masculin. C’est surtout la Boxster Spyder qui y a contribué et la génération 981 poursuit sur cette lancée. Par rapport à la génération précédente (987), elle est plus longue et plus légère. La plateforme plus longue lui confère une allure plus musclée. La génération précédente avait un petit nez, des phares compact et d’énormes prises d’air. Porsche s’est débarrassé de cela pour faire de la Boxster une voiture qui dégage une impression de sportivité naturelle. On remarque cette différence surtout quand on met l’ancien modèle à côté du nouveau. Jetez un œil au pare-choc avant, qui offre suffisamment de place pour les trois prises d’air, ainsi qu’aux phares en forme de goutte d’eau. Tout a l’air beaucoup plus joli. Sur les flancs, on remarque directement les plus grandes prises d’air. Sur la partie arrière de la carrosserie, les roues sont reliées de façon très esthétique. Auparavant, cette partie de la Boxster ne recevait pas beaucoup d’éloges. Désormais, ses phares arrière bien dessinés et son aileron arrière rétractable lui confèrent une toute autre allure. Au final, la Boxster (S) est devenue une très belle voiture. Elle est très agréable à regarder. C’est maintenant une voiture adulte en ce qui concerne son look. Elle est plus musclée que jamais et dégage une impression que tout le monde aurait souhaitée dès son lancement : de la masculinité.

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Testé : la Porsche Boxster S 981
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L’intérieur de la Boxster ressemble fortement à d’autres modèles Porsche. La grande console centrale est couverte de boutons divers ; à vrai dire, plus on a d’options, plus on en a. Il faut un peu chercher au début, mais il ne suffira que de dix minutes pour tout avoir en main, car tout est agencé de façon logique. Porsche n’a pas opté pour un système multimédia compliqué, mais plutôt pour ces boutons. Cela n’est pas dérangeant et cela augmente la sécurité, en fait : on peut continuer à garder les yeux sur la route au lieu de chipoter continuellement à un bouton de commande central pour naviguer dans divers menus. L’écran tactile ne s’utilise que pour choisir une chaîne de radio différente. L’air conditionné, la musique et les modes ‘sport’ se commandent via des boutons ordinaires.

De bonne à sublime
Il y un an, nous avions eu l’occasion de conduire l’ancienne Boxster de 255 chevaux. Il en était ressorti une impression positive : elle avait un simple volant sans boutons, une boîte manuelle parfaite et des sièges en alcantara. Deux jours avaient suffi pour nous convaincre de ses qualités. Voici qu’un an a passé et que nous nous retrouvons de nouveau derrière le volant d’une Boxster, de nouvelle génération cette fois-ci. On a l’impression d’être à bord d’un véritable bolide dès qu’on se laisse glisser dans son siège et qu’on enfonce la clé de contact à gauche du volant. Ce détail fait référence aux courses d’antan, au début desquelles les pilotes devaient courir vers leur véhicule ; les ingénieurs avaient remarqué qu’on pouvait gagner quelques (fractions de) secondes en plaçant le démarreur à cet endroit. Quand on est à bord, on se sent bien protégé des éléments extérieurs. Grâce aux rétroviseurs, on peut voir les lignes de force de la carrosserie qui glissent élégamment vers l’arrière, tandis que le compte-tours central indique qu’on peut monter jusqu’à 9000 tours/minute.

Testé : la Porsche Boxster S 981
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Le modèle que nous avons testé est le plus puissant actuellement, la Boxster S. Ce modèle dispose d’un six-cylindres de 3,4 litres développant 315 chevaux et 360 Nm. La Boxster S ne pèse que 1.295 kilos, ce qui est très peu quand on la compare à d’autres voitures de sport contemporaines. Notre exemplaire disposait de la boîte PDK. Sur le papier, ce cabriolet peut abattre le 0 à 100 km/h en seulement 5,1 secondes, tandis que sa vitesse de pointe est légèrement inférieure à 280 km/h. Quand on sait que sa consommation moyenne s’élève à ‘seulement’ 8,8 litres / 100 km, on se rend compte que c’est une voiture qui a d’excellentes performances et qui ne vous oblige pas à vous arrêter à chaque station-service.

Il est très difficile de décrire une expérience de conduite, surtout quand on souhaite rester aussi objectif que possible. Pourtant, la Boxster (S) procure un sentiment qu’on n’a pas directement au volant d’autres voitures. C’est un peu comme si elle vous incitait à foncer plutôt qu’à rouler paisiblement. Que ce soit sur l’autoroute ou sur une route de campagne, cette impression se ressent. Elle se déclenche dès qu’on touche le volant. La nouvelle colonne de direction électromécanique procure d’avantage d’efficacité, mais moins de sensations que dans la Boxster précédente. Heureusement, la réponse est très rapide et ferme, au contraire d’une Audi. En réalité, elle se conduit légèrement mieux qu’une 991 Carrera S. Le moteur de la Boxster S contribue à accentuer son caractère fougueux. Il faudra le faire monter dans les tours pour mettre la voiture en mouvement. Ce n’est qu’au-delà des 5.000 tours que le six-cylindres commence à se faire entendre et à 7.000 qu’il rugit véritablement. Le bruit typique du moteur boxer est reconnaissable entre mille. Entre chaque passage de vitesse, elle détone plus que jamais. Quand on veut passer la deuxième ou la troisième vitesse, la voiture a tendance à s’emballer quand le revêtement routier n’est pas complètement sec. À notre époque, les boîtes de vitesses automatiques sont dépassées, voilà pourquoi nous n’avons rien à redire sur la boîte PDK. Il vous suffit de penser à appuyer sur les boutons de temps en temps.

La Boxster ne révèle son caractère véritable que quand on appuie sur le bouton Sport Plus qui se trouve à gauche du levier de vitesses. Dès l’activation de ce mode, la suspension se raffermit, les échappements dégagent un son plus fort et la réponse est très rapide. C’est à ce moment-là que la voiture exige qu’on monte haut dans les tours. Dès qu’on descend en-dessous de 4.000 tours, la boîte de vitesse rétrograde automatiquement et se prépare à enclencher le rapport précédent si nécessaire. Bien que cela soit déroutant en ville, ce système vous aidera à merveille lors des pertes de puissance. Nous sommes partis à la recherche de belles routes dans la région située entre Nimègue et Arnhem (Pays-Bas) pour apprendre à mieux connaître notre Boxster S. Sur une route humide, la Porsche peut se montrer assez instable, mais grâce à une répartition des masses optimales, elle reste très sûre. Sa suspension ne se raffermit pas trop quand on fonce et sa tenue de route est remarquable. Elle est faite pour les virages. Bien que la visibilité soit limitée en raison de sa taille, elle se laisse guider aisément. La Boxster S est certes excellente sur la route, mais l’endroit idéal pour exploiter ses capacités reste le circuit — à moins que vous ne connaissiez des routes sans cyclistes ni autres automobilistes.

La Boxster est un cabriolet, c’est pourquoi il nous faut maintenant juger de sa capacité à procurer du plaisir de conduite. Quand son toit est replié, on profite très bien des paysages baignés de soleil qui défilent devant nos yeux. Comme c’est agréable. Bien que la Boxster S est une voiture qui aime monter dans les tours, elle peut aussi se comporter avec beaucoup de retenue.

Elle vaut son pesant d’or
Toute voiture a ses concurrentes, et la Boxster S n’échappe pas à la règle. À vrai dire, elle est devenue une très grande concurrente pour sa grande sœur, la 991. Bien que celle-ci soit plus coûteuse, les deux modèles se valent au niveau des performances et de l’expérience de conduite qu’elles procurent. On peut aussi penser à des modèles d’autres marques, tels que la Mercedes-Benz SLK 55 AMG, la BMW Z4 ou encore l’Audi TT-RS, qui disposent toutes d’un moteur à l’avant. Par ailleurs, le logo Porsche fait référence à quelque chose de plus exclusif que les autres marques allemandes précitées. Nous sommes d’avis que c’est une voiture qui convient surtout à l’hiver, à moins que vous n’ayez envie de rouler avec un gros bonnet et les sièges chauffants réglés au maximum. C’est une voiture de sport qui se conduit de préférence la capote repliée, avec une boîte manuelle. On aurait aussi aimé qu’elle dispose de 30 ou 40 chevaux en plus, ce qui l’aurait rendue plus explosive. Dans sa configuration présente, c’est une voiture qui se laisse facilement conduire et qui procurera beaucoup de plaisir à son conducteur. La Boxster incarne à elle seule le plaisir de conduire. Elle n’a certes pas autant de puissance que les autres supercars contemporaines, mais ses éléments se combinent harmonieusement pour en faire une formidable automobile. Pour le prix que Porsche demande pour cette Boxster, nous sommes certains qu’il est impossible de trouver une meilleure voiture de sport.

Testé : la Porsche Boxster S 981
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Testé : la Porsche Boxster S 981
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Merci au Porsche Centrum Gelderland pour nous avoir prêté la voiture.

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